L’impact de la pandémie sur le monde du travail

La pandémie a bouleversé notre société et les attentes des individus. Le monde du travail a donc également été fortement impacté.

Qu’en est-il vraiment un an après le dernier confinement ? Explosion du télétravail, phénomène de « démission silencieuse » et augmentation des démissions classiques, découvrez comment la Covid-19 a durablement modifié le monde de l’entreprise et les solutions pour y faire face.

Ce qui a changé dans le monde du travail suite à la pandémie

Aujourd’hui, on entend beaucoup parler dans les médias des conséquences de la pandémie en milieu professionnel. La persistance du télétravail et la tendance aux démissions de toutes sortes semblent des éléments fondamentaux dans le monde professionnel actuel.

Explosion du télétravail

Seulement 3% des salariés pratiquaient le télétravail au moins un jour par semaine en 2017 en France. (Étude : Dares Analyse, Novembre 2019). En 2022, ce taux atteint 38% !

Pendant les confinements, les entreprises ont été obligées de se réorganiser pour maintenir leur activité au maximum. Quand la fonction le permettait, la mise en place du télétravail a été la solution la plus efficace.

Explosion du télétravail

Du point de vue des collaborateurs

Cette nouvelle manière de travailler et de s’organiser nécessite des outils techniques appropriés (ordinateurs et connexion internet) et de nouveaux outils de communication (visioconférence).

Après quelques années de mise en place, il s’avère que cette nouvelle organisation induit du positif comme du négatif pour les travailleurs :

  • Les « plus » du télétravail :
    • Gain de temps dans les transports avec des conséquences environnementales positives notamment sur la qualité de l’air
    • Travailler au calme qui permet une augmentation de la productivité
    • S’organiser plus librement, une autonomie fort appréciable
  • Les « moins » du télétravail :
    • Manque de lien social qui génère isolement et risques psychosociaux
    • Coûts reportés sur le collaborateur (internet,électricité, alimentation)
    • Séparation plus difficile entre vie personnelle et vie professionnelle avec la nécessité de fixer un nouveau cadre

Post-confinements, les salariés ont toutefois sollicité le maintient de cette organisation.

62% des salariés souhaitent faire du télétravail 2 jours par semaine après le confinement (Étude Deskeo 2020).

Le télétravail à 100% n’étant pas toujours optimal, les entreprises et les collaborateurs préfèrent un partage de la semaine entre présentiel et distanciel. Reste à chaque entreprise d’être flexible et d’inventer son propre modèle hybride.

Du point de vue des managers

Dans ce nouveau contexte, entretenir l’esprit d’équipe et le lien avec les salariés, est un véritable challenge pour les managers.

Les outils comme Zoom et Teams ont permis via le développement de la visioconférence, le fameux « distanciel » et ainsi le maintien d’une bonne coordination des équipes et des actions.

Pour cela, les manager ont dû donner accès et former aux logiciels de gestion de projet et de communication collaborative.

Cette nouvelle organisation du travail impose une nouvelle mesure de la performance non pas sur les heures passées, mais sur l’objectif à réaliser.

Les mentalités et les pratiques managériales doivent donc s’adapter à ce nouveau paradigme.  Elles doivent être davantage axées sur la confiance, l’encouragement , le droit à l’erreur et la prise d’initiative, si les entreprises veulent garder leurs talents en interne.

Apparition de la « démission silencieuse »

La démission « silencieuse » ou la recherche d’un nouvel équilibre

Cette nouvelle tendance, la « démission silencieuse » ou « quiet quitting », consiste à ne faire que le strict minimum au travail. Fini les heures supplémentaires, les dossiers urgents de dernière minute ! « On ne veut plus tout donner pour son travail ».

Le contexte économiques et social compliqué a fait réfléchir les gens. Ils ont retrouvé du temps pour leurs proches et leurs loisirs. Leurs attentes, leurs besoins et leur vision du travail ont changé. Cette remise en question a eu un impact sur l’engagement des employés.

« On ne veut plus vivre pour travailler, mais travailler pour vivre ».

Suite à la crise sanitaire, les salariés recherchent un nouvel équilibre plus sain entre vie professionnelle et vie privée ainsi que le besoin de donner du sens à leur travail.

Pour le moment, il ne s’agit pas ici de désengagement ou de manque de professionnalisme, mais de remettre le travail à sa place. Attention, cela peut facilement devenir le cas si les entreprises ne prêtent pas attention à cette nouvelle tendance.

La « démission mentale »

Deuxième étape des changements de mentalités liés à la crise sanitaire, le désengagement des collaborateurs lié à la perte de sens au travail. Les employés n’ont ici plus vraiment le cœur à la tâche.

Ils se questionnent sur leur utilité, sur leur avenir, sur leur épanouissement et souvent s’ils ne trouvent pas de réponse dans leur situation professionnelle actuelle décident d’en changer.

Augmentation des démissions classiques

Augmentation des démissions

Suit assez naturellement la démission classique. Les collaborateurs voulant donner du sens à leur travail et qui ne le trouvent pas dans leur entreprise actuelle, n’hésitent plus à démissionner et à se reconvertir professionnellement.

Comment les entreprises peuvent-elles faire face à ces changements durables ?

Les confinements ont provoqué des réorganisations dans les entreprises qui ont moins eu le temps de se préoccuper du bien-être de leurs salariés (ou du moins, ont moins communiqué dessus), occupées qu’elles étaient à maintenir leur activité dans l’urgence.

Post-confinements, les dégâts psychosociaux sont tels que les entreprises malgré la reprise du business n’ont pas eu d’autres choix que de prendre soin de la santé de leurs collaborateurs sous peine de les voir démissionner de façon « silencieuse » ou non.

Mettre l’humain au cœur de toutes les stratégies

Vos salariés ont, plus que jamais, besoin de se sentir bien dans leur environnement de travail. Ainsi montrez que vous vous intéressez à leurs nouvelles attentes et à leur bien-être.

Plus de transparence et de communication

Les collaborateurs ont de plus en plus besoin d’être informé de ce qui se passe dans la vie de leur entreprise et de pouvoir communiquer plus ouvertement et efficacement. La création d’espaces de parole peut être une solution alternative et plus efficace que les traditionnelles réunions.

La collecte et l’analyse des commentaires de vos salariés sont une source d’informations primordiale pour améliorer leur espace professionnel.

Plus d’encouragement

Chaque projet d’envergure est un challenge pour les équipes concernées qui y mettent de l’énergie et de leur personne, alors pensez à fêter les réussites importantes avant d’enchaîner sur un autre projet. La reconnaissance et l’encouragement sont parties intégrantes du bien-être au travail et donc de la productivité.

Investir dans le bien-être au travail

Investir dans le bien-être au travail

Les confinements ont eu un impact négatif durable sur la santé mentale d’un quart des salariés (Étude Emprunte Humaine) : isolement, charge mentale accrue, démotivation, anxiété…

En tant qu’entreprise, vous avez la possibilité d’agir sur le bien-être de vos salariés. Écoute et bienveillance sont de mise. Vous pouvez également leur fournir des outils pour améliorer leur santé comme des ateliers QVCT, par exemple, initiant à la méditation MBSR ou à la sophrologie.

Donner du sens au collectif

Pour pallier le manque de lien social qu’induit parfois le télétravail, proposez à vos collaborateurs des activités collectives.

La pandémie a mis en exergue les problèmes environnementaux liés à l’activité humaine normale.

Un atelier pédagogique et ludique pour sensibiliser aux enjeux climatiques s’avère être un vrai levier de sens au travail et de cohésion d’équipe.

La RSE, une priorité pour les entreprises

La pandémie a bouleversé les mentalités et donné l’envie de créer une société meilleure pour demain.

75% des décisionnaires RH déclarent que la crise sanitaire a fait évoluer les mentalités au sein de leur organisation sur les questions sociétales et environnementales (Étude IFOP 2021).

1,5 an après la pandémie, il est clair que le bien-être dans le monde du travail est devenu une priorité. Il est, aujourd’hui, essentiel de mettre en place des actions pour prendre soin de vos collaborateurs. La qualité de vue au travail a un réel impact sur la motivation et donc sur la productivité. Tout le monde y gagne !

Et vous ? Comment l’avez-vous vécu ? Qu’est-ce qui a changé dans votre entreprise et quelles actions RSE ou non avez-vous mis en place ?

Just For Good at Work à votre disposition pour faire le point et vous aider à avancer dans ces démarches.

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