Gestion de la reprise post confinement

Cela fait deux mois que nous avons repris le travail quasiment normalement… Nous vous proposons un état des lieux sur la gestion de la reprise post confinement.

Septembre 2021 marque le retour du « travail en présentiel ».

Les français se réjouissent à l’idée de retrouver un lien social mais la reprise est difficile. En effet, les périodes alternées de confinement ont bouleversé nos habitudes et dégradé la santé mentale des Français selon l’enquête CoviPrev menée par Santé publique France.

Parmi le panel de personnes interrogées, 23% montrent des signes d’un état anxieux, 15% des signes d’un état dépressif, 63% des problèmes de sommeil et 10% ont eu des pensées suicidaires au cours de l’année. En comparaison avec la période qui précédait le Covid, ces chiffres sont en constante augmentation.

Une hausse des cas de burnout depuis la reprise

Tout d’abord, on constate que le retour au bureau s’accompagne d’une fatigue dite « sociale » ou « émotionnelle ».

« Aujourd’hui, beaucoup se retrouvent dans une « sursollicitation » de leur environnement social. Ils se font violence, se fatiguent et creusent un déséquilibre entre les contraintes extérieures et leurs ressources personnelles. Ce qui va finir par créer un épuisement psychique et émotionnel. » Agnès Bonnet-Suard, psychologue, à franceinfo

Ensuite, se réadapter à un nouveau rythme n’est pas si simple. Cela peut avoir comme conséquence du stress, une chute du moral, des angoisses chroniques, voire une baisse de l’immunité. Pour certains, cette fatigue peut se transformer en une sorte de « burn-out social » souligne Agnès Bonnet-Suard. Très vite le sentiment de ne pas pouvoir tout assumer, s’exprime au travers des signes d’épuisement, une tension permanente, des mouvements d’humeur et de l’angoisse ».

Le “burn-out”, définit comme l’épuisement professionnel, représente un enjeu majeur pour l’amélioration de la qualité de vie au travail. Il a été diagnostiqué comme pouvant affecter la santé physique et mentale par l’organisation mondiale de la santé (ci-après l’« OMS »).

Réagir face au burnout

Votre corps est un excellent réceptacle d’énergie, écoutez-le! C’est le premier à sonner l’alarme dans des situations d’inconfort. Se convertir à la pratique d’activités calmes telles que la méditation et la sophrologie ou une activité physique peuvent aider à retarder l’épuisement professionnel.

Face au burnout, vous n’êtes pas seuls.

Demander assistance auprès de votre entreprise est une première solution. C’est un problème croissant auquel les entreprises doivent faire face. La baisse de productivité salariée est la cause d’une fatigue psychique due au ressenti d’une surcharge de travail et une concentration plus importante devant nos écrans. Karine Babule, chargée de mission à l’Anact et qui a suivi de près ces sujets, pointe « des difficultés liées à la surconnexion : nouvelles pratiques métiers liées aux TIC (technologies de l’information et de la communication), reporting supplémentaire, présentéisme numérique ».

Vers un modèle de travail hybride

Pour ne pas arriver à des situations de « burn-out », la gestion de la reprise post confinement implique des changements.

Comme le souligne une étude de la Dares, de manière générale, la période Covid a « induit une intensification du travail, mais aussi un sentiment d’utilité accrue », par une plus grande délégation, autonomie, et donc confiance nécessaire dans le collaborateur.

En effet, les salariés ont découvert les avantages de ne plus avoir à perdre du temps dans les transports, en réunion, et de pouvoir profiter de leurs proches plus souvent durant la semaine.

Ainsi, pour les entreprises, le retour des salariés implique une restructuration au niveau de la gestion des équipes et une évolution de leur environnement de travail.

Unilever réinvente le travail en présentiel

Unilever France place le “travail hybride” au centre de sa stratégie d’entreprise.

Le 2 Novembre dernier, le siège de Rueil-Malmaison a adopté un nouveau modèle de travail hybride et flexible. Ce modèle basé sur l’autonomie et la confiance entre les collaborateurs s’articule autour du principe “travailler où celà fait sens”. Le temps de travail est flexible. “1 jour de présence minimum par semaine au bureau et jusqu’à 8 jours de présentiel par mois. »

Unilever a également repensé son environnement de travail. Frédéric Faure, DRH West Europe a commenté : « Ce système, qui va bien au-delà de la simple question du télétravail, supposait de repenser les bureaux, puisque l’on ne vient plus pour rester derrière son ordinateur toute la journée. Les trois quarts de la surface du siège sont ainsi désormais aménagés en espaces de «co-création», collaboratifs et informels ».

5 grands principes ont guidé l’entreprise

Pour accompagner cette restructuration:

  1. Un rythme de travail flexible pour optimiser le temps passé au bureau pour collaborer, innover, et tisser des liens.
  2. Planifier la présence au bureau avec UConnect
  3. La Greenstation, un espace dédié à la cohésion d’équipe, à la collaboration, à l’informel et à la créativité.
  4. Chacun est libre de vivre là où il le souhaite, mais la distance ne doit pas être un obstacle à une venue régulière au siège.
  5. Faire en sorte que les déplacements professionnels comptent vraiment : Dans ce modèle, les trajets sont limités s à ce qui est réellement indispensable et pas plus.

Comment protéger l’intégrité psychique de ces derniers

“Il leur faut également penser à mettre en place des mesures visant à protéger l’intégrité psychique de ces derniers, évitant ainsi une démultiplication des cas d’épuisement professionnel, de burnout, pour cause de coronavirus.” Conseils extraits de l’article Coronavirus, risque de burnout et rupture conventionnelle par Gauthier Chevalier, avocat.

Voici des exemples de mesures de vigilance pouvant être appliquées dans les secteurs publics et privées:

  1. Assurer un contrôle effectif des heures supplémentaires réalisées et ce de manière hebdomadaire. 
  2. Assurer une liaison effective et rapide avec la médecine du travail. 
  3. Offrir la possibilité d’un soutien psychologique pris en charge intégralement par l’entreprise. 
  4. Trouver des solutions au cas par cas permettant d’alléger certaines charges pesant sur les salariés, qu’elles soient liées à la vie professionnelle ou personnelle. 
  5. Organiser tous les deux ou trois jours, une discussion ouverte et collective par cœur d’activité ou par département afin de faire remonter les informations les plus cruciales le plus rapidement possible. 
  6. Prendre connaissance de la réalité de la situation dans le foyer des salariés (cohabitation avec une personne fragile ou à risque, etc.). La connaissance amène à la compréhension, la compréhension mène aux bonnes décisions. 
  7. Le plus important est d’instaurer une réflexion et une discussion immédiate entre la hiérarchie et les salariés afin de trouver et de rechercher des solutions adéquates et effectives. Il n’y a pas de solution miracle, mais un nécessaire besoin d’émulsion intellectuelle collective.

Just For Good at Work vous accompagne dans votre quête du bien-être au quotidien.

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